Les pompiers soviétisés.

Je garde un souvenir ému des époques déjà lointaines où il était rassurant de voir, dans les rues de Paris, passer les véhicules des pompiers, tout particulièrement les ambulances, tout de rouge vêtues, et arborant fièrement l'énoncé de leur mission: Porter les premiers secours aux personnes en difficulté.

J'ai pu constater, ces dernières années, que cette mention "Premier secours" est en voie de disparition. Les pompiers ne nous portent plus secours.

Que font-ils, alors ?

Jugez en à la lecture de la nouvelle définition qui a été donnée à leur mission: Ils en sont venus à "assister les victimes"...

Il nous faut nous résoudre à comprendre que les qualités de "blessé", "accidenté", "asphyxié" ou encore "électrocuté", et j'en passe, ont cédé le pas à la qualité généraliste de "victime", ce qui laisse à penser que les aléas que tout un chacun peut connaître, sur la voie publique, proviendron
t d'une volonté de nuire certaine.

Nous sommes donc prévenus d'être exposés à subir des dommages à raison des mauvais traitements, des injustices d'autrui, à priori.

L'accident fortuit: Glisser sur le trottoir, tomber de sa propre hauteur sans aucune tierce intervention, ou avoir un malaise soudain, n'est plus au programme.

Nous ne pouvons plus être simples "accidentés", ni souffrir des effets d'une pathologie soudaine. Le statut de "victime" nous est dévolu, qu'on le veuille, ou non.

En outre, il ne s'agit plus seulement de secours, mais d'assistance. Le "secours" se constitue de soins prodigués ou d'aide matérielle fournie sur un lieu d'accident, selon le dictionnaire, alors que l'assistance est un acte par lequel une personne, ou un groupe de personnes, se substituent à quelqu'un, pour décider à sa place d'un traitement qui lui sera appliqué.

Nous sommes donc passés du statut d'accidenté potentiel à celui de victime assistée, et cela change tout.

Nul doute qu'à terme, l'individu ramassé sur la voie publique par un véhicule de pompiers sera classé, judiciairement, dans la catégorie des "majeurs incap
ables", et placé ipso facto sous la tutelle d'un magistrat.

Dans le droit-fil de cette évolution, peut-être que des pouvoirs de police seront un jour attribués aux ambulanciers, auprès de qui les "victimes" pourront immédiatement porter plainte. Cela aura le mérite de désengorger les commissariats.

De plus, le concept même de "victime" induit la notion de coupable. Et nous entrons là dans les menées du soviétisme rémanent, qui croît et embellit d'heure en heure.

Le totalitarisme contemporain manifestant une soif insatiable de coupables à châtier, c'est l'évidence, rien de plus simple que de transformer chacun en victime à priori, pour justifier diverses chasses aux sorcières.

Mes opinions vous paraissent quelque peu parano ? Pourquoi pas, après tout.

Alors dites moi pourquoi l'intitulé qui figure sur l'honnête ambulance que l'on voit sur la photo, en tête de l'article, a été remplacé par celui-ci:
















L'inflation de l'imbécillité

La démagogie populiste pousse les folliculaires à "caresser le peuple dans le sens du poil", en montant en épingle le moindre fait divers, dénué en soi de tout intérêt public, même s'il s'agit d'un drame, sur le plan individuel.

La tendance consiste à nous abreuver d'une poussière de soi-disant "informations",
qui ne
sont utiles à personne, comme par exemple la relation d'enlèvement d'enfants, les agressions sexuelles, et autres actes dits "terroristes", sous réserve d'analyse... Et la cerise sur le gâteau, dans ce contexte délirant, consiste à "agrémenter" ces pseudo nouvelles d'illustrations visuelles.

La force de l'image !


Vous apprécierez le sens profond, et l'intérêt fondamental que l'on peut discerner à raison des photos ci-dessus, qui présentent la signalétique d'un véhicule de police ou de gendarmerie, en accompagnement d'une "brève" parlant de la disparition d'un enfant, ou du décès d'un sdf.

Que voici une image qui nous informe !


A mon école de journalisme, dans ma jeunesse (oui, je sais: Il y a un demi siècle), j'eusse proposé ce genre de travail, le rédacteur en chef n'aurait pas manqué de me demander quel rapport exact je voyais entre un banal véhicule policier et un "événement" d'une facture individuelle.

Il leur faut du "nouveau", et "de l'image" ! Quittes à donner dans le "n'importe quoi"

Triste époque.

Vous avez dit "dégénérescence" ? Non ? Moi, oui: Je l'affirme.

On manque dangereusement d'imagination dans les rédactions, et on a une base de données photographiques plutôt réduite...










pas de jaloux: Big Brother frappe tous azimuts

Mon éminent confrère Poivre d'Arvor, dit "PPDA" vient à son tour de goûter aux joies des tracasseries judiciaires, au motif qu'il se serait permis de dénigrer une chaîne de TV.

Il récolte une peine pécuniaire de 400 000 €

Quand on sait que cette personne est journaliste professionnel depuis des décennies, et que par ailleurs le droit de s'exprimer, dans tous les cas, est théoriquement garanti par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, on peut rester perplexe.

Quelque part, par l'absurde, c'est rassurant pour moi, l'obscur, le sans grade, qui n'ai, pour des motifs comparables (disent-ils), écopé que du dixième de la somme.

Mais quand même. A quoi rime au juste la devise de la République, "Liberté égalité...." quant à la fraternité, voire la confraternité, il faut tenter de comprendre où et comment elle s'applique.

De nos jours, donc, en France, les journalistes sont priés de la boucler, et à coups de trique, s'il vous plaît.

Jadis, en d'autres lieux, certes, ce genre d'aléa émanait d'une engeance qui se faisait appeler "Soviet suprême".

Sans paranoïa, j'y vois une analogie.

Source: http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/11/09/ppda-condamne-a-verser-400-000-euros-a-tf1_1601404_3236.html#xtor=RSS-3208


Didier FERET Journaliste indépendantLien



Quand la "vérité officielle" remplace la simple réalité


Période électorale ou non, les manipulateurs de tous horizons, qui dirigent le monde à coups de milliards, qu'ils savent disperser à leur façon, ne cessent jamais de fabriquer leur propre vérité "officielle" (Правда), celle qu'ils vendent au peuple, toute honte bue.

En voici un exemple parmi tant d'autres: La "thèse officielle" ne s'embarrasse pas dans la recherche de preuves: Elle s'affirme toute seule.

cliquez l'image

Pour la présidentielle de 2012

J'ai retrouvé dans mes archives une profession de foi datant d'il y a 119 ans (1893), et qui dénonce certains maux me paraissant toujours d'actualité...

à méditer

cliquez ici

Didier FERET remercie l'INPI





Je fêterai le 2 mai 2012 le cinquantième anniversaire de mon introduction au sein de la profession de journaliste. Ceci pour dire que les missions d'information me concernent au premier chef, et que cette situation ne date pas d'hier, ce qui me permet de prétendre à une certaine expérience du sujet.

Il est avéré et reconnu que je suis un professionnel de l'information, et que je mène depuis longtemps des actions d'ordre pédagogique, en direction des innovateurs, tout particulièrement en ce qui concerne les protections juridiques que la législation en vigueur leur assure, à partir du moment où ils sont concepteurs et réalisateurs de créations originales.

J'agis dans ce cadre en la qualité d'un journaliste indépendant, qui développe une spécialité, et, ce faisant, de ma seule autorité, je centralise et diffuse toute information nécessaire pour la protection des innovations.

Le travail de tout journaliste consiste bien à centraliser et diffuser des informations, c'est fondamental et légitime.

Mon lectorat se compose d'innovateurs de toutes les disciplines, et inclut par nature une population d'inventeurs. J'entends par inventeurs des auteurs d'œuvres recelant des caractères industriels.

C'est ainsi que, sur la marche, j'ai découvert l'existence d'un étrange confrère, d'une institution officielle, qui ne se présente pas comme journaliste, mais dont la mission qui lui est dévolue par la loi ressemble curieusement aux bases de mon activité professionnelle.

Voyez un peu de quoi se compose l'Article L. 411-1 du Code de la Propriété Intellectuelle:

Il institue l'INPI, d'abord et avant tout dans un rôle d'informateur public et de pédagogue.

Le texte de la loi est clair, qui charge l'Institut de "centraliser et diffuser toute information", en tout premier lieu, puis "engager toute action de sensibilisation et de formation"

Lisez ici le texte exact de cette loi:

"L'Institut national de la propriété industrielle est un établissement public doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière, placé auprès du ministre de l'industrie.

Cet établissement a pour mission :

1º De centraliser et diffuser toute information nécessaire pour la protection des innovations et pour l'enregistrement des entreprises, ainsi que d'engager toute action de sensibilisation et de formation dans ces domaines ;

2º D'appliquer les lois et règlements en matière de propriété industrielle, de registre du commerce et des sociétés et de répertoire des métiers; à cet effet, l'Institut pourvoit, notamment, à la réception des dépôts de demandes des titres de propriété industrielle ou annexes à la propriété industrielle, à leur examen et à leur délivrance ou enregistrement et à la surveillance de leur maintien; il centralise le registre du commerce et des sociétés, le répertoire des métiers et le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales; il assure la diffusion des informations techniques, commerciales et financières contenues dans les titres de propriété industrielle et instruments centralisés de publicité légale ;

3º De prendre toute initiative en vue d'une adaptation permanente du droit national et international aux besoins des innovateurs et des entreprises ; à ce titre, il propose au ministre chargé de la propriété industrielle toute réforme qu'il estime utile en ces matières ; il participe à l'élaboration des accords internationaux ainsi qu'à la représentation de la France dans les organisations internationales compétentes."

Cette mission s'applique en matière stricte de propriété industrielle, c'est à dire qu'elle concerne les domaines du brevet d'invention, des dessins et modèles et des dépôts de marques. Aucune référence aux droits d'auteur n'y figure, bien que la nature des droits d'auteur fasse que de nombreux créateurs d'œuvres à destination industrielle soient concernés.

Peut-être sommes nous là en présence d'une lacune, mais l'INPI n'a pas reçu mission de traiter l'information, ni la formation de ceux qui peuvent prétendre à la qualité juridique d'auteurs, au sens des Lives I à III du Code de la Propriété Intellectuelle.

C'est dans ce contexte bien précis que mon action privée d'informateur et de pédagogue prend le relais, puisque la mission d'un journaliste professionnel ne l'enferme pas dans le traitement d'une spécialité donnée.

La fraction strictement technique de l'innovation, domaine que je ne traite pas, trouve ses repères dans les infos en provenance de l'INPI, et les auteurs d'œuvres de l'esprit, ressortissants de la protection des droits d'auteur, pour leurs créations artistiques, ou hybrides (Arts appliqués), même dotées de caractères industriels bénéficient de l'info et de la pédagogie que je leur dispense.

Il existe donc un parallélisme évident entre l'action de l'Institut et la mienne, qui sont parfaitement complémentaires.

Le seul déséquilibre entre les deux éléments en présence, que l'on pourrait déplorer, vient du fait que l'institution est dotée de puissants moyens, jouit de l'autorité que lui confère son appartenance aux structures de l'État, alors que je ne suis qu'un simple citoyen, professionnel certes, mais dépourvu de toute référence spécifique de nature à asseoir ma crédibilité de façon institutionnelle.

L'INPI s'est ému de cette situation, et a su avec une grande finesse, y apporter une solution, grâce à laquelle, désormais, mon action est reconnue et mon lectorat confiant.

Le chemin emprunté par l'institution peut surprendre, mais à l'examen approfondi, on comprendra qu'il n'avait pas d'autre alternative que d'agir sur le plan judiciaire.

Il n'était pas envisageable qu'un organisme d'État contacte un simple journaliste, en vue d'élaborer un accord avec lui sur le thème de "qui fait quoi au juste", et quand bien même de tels contacts eussent-ils eu lieu, ils n'auraient pas permis de mettre les choses au point au grand jour, sous la houlette d'une autorité indiscutable: L'autorité de la chose jugée.

En conséquence, l'affaire a été portée devant le Tribunal de grande instance de Paris, qui a su, en finale, séparer le bon grain de l'ivraie, d'une manière magistrale, sans jeu de mots.

Comme le droit français est articulé sur la notion du contradictoire, cette instance a revêtu par nécessité la forme d'une sorte de duel, l'INPI étant obligé de présenter des griefs contre moi, afin que je puisse me justifier. Je ne m'étendrai pas sur les détails de cet épisode, qui n'apprennent rien à personne. Il s'est dit que j'aurais fait des incitations trompeuses, en amalgamant propriété industrielle et propriété intellectuelle. Il s'est dit qu'en me prévalant d'une qualification d'expert, j'aurais usurpé l'apparence, voire les fonctions des CPI (les Conseils en brevets), et autres fariboles, finalement, qui n'ont jamais été prouvées, et pour cause. Mais il fallait bien en venir à un jugement, ceci explique cela, et aujourd'hui, avec un peu de recul, j'en remercie mes protagonistes.

Puisque l'institution, fondamentalement, n'a rien à me reprocher, et le sait, mais s'est vue dans l'obligation d'adopter une posture de plaignant, il lui a fallu monter un scénario, quelque peu baroque, en fait, mais qui a suffi aux juges, qui n'ont pas cherché plus loin. C'est ainsi que l'on m'a reproché tout à la fois de dénigrer les CPI, tout en me faisant, paraît-il, passer pour l'un des leurs, bien qu'argumentant sur les droits d'auteur…

Un peu hirsute et bien contradictoire, tout cela, mais il fallait argumenter, ce qui fut fait. Certains de mes amis, philosophes et théologiens me disent souvent que "Les voies du Seigneur sont impénétrables". Je ne puis qu'adhérer, puisque le Seigneur INPI, au sein de ce qui a été présenté comme une attaque, a su œuvrer pour que j'en sorte bénéficiaire et non victime.

En vérité, pour mener leur action à bien, mes présumés adversaires ont eu le génie de brosser de ma personne et de mon action un portrait psychédélique, en présentant au tribunal comme une sorte d'ombre chinoise, revêtue des attributs par eux choisis: Dénigrant, affabulateur, promoteur de thèses fumeuses et d'artéfacts sans existence légale, mû par le goût du lucre, etc. C'est ce personnage là que les juges ont remis en place: "Plus question de se prévaloir d'une qualité d'expert ",(même si ce sont des tiers qui me l'attribuent spontanément). Plus question de promouvoir, par publicité ou démarchage telle ou telle méthode, ou document, de votre cru, sous l'appellation que vous lui avez donnée (Logistique en…, Acte déclaratif de… ONG I…..". Obligation de publier un avertissement sur tous les documents signés de votre main, etc.

Voilà, en gros, le contenu de la "fessée" qui a été administrée à un personnage turbulent et trouble fête, mais qui est assez loin de me ressembler. Ce n'était pas mal vu du tout.

L'examen des interdictions et obligations qui m'échurent m'a permis un ajustement, un étalonnage pertinent, dans l'art, que j'ai ipso facto adopté, de présenter les choses. Je ne me présente plus, spontanément, comme expert, mais ceux qui recherchent l'expertise qu'ils tirent de mes savoirs n'ont nulle interdiction de me présenter leur requête, et je n'ai nulle interdiction de les satisfaire.

Je n'ai plus besoin d'attribuer des titres descriptifs aux documents que je crée, pour les mettre à disposition de qui veut en user: Il s'agit d'effectuer des Dépôts probatoires, dans tous les cas, quel que soit le titre des supports ou formulaires utilisés. Les logiciels et tables de décision que j'ai conçus, pour analyser les caractéristiques de créations originales, au regard de la législation sur la protection juridique des innovateurs, existent et fonctionnent toujours, et ma méthodologie se passera d'intitulé (la "Logistique"). Quant à ma base de données "International Frame of Copyright", identifiée par un anagramme en six lettres de cette formule anglo saxonne, je laisse à ses responsables successifs, dans divers pays, le soin d'en assumer le fonctionnement sans plus m'en mêler.

On voit bien que, dans tout ceci, rien n'entrave mes travaux, et que le tribunal n'a pas prononcé une fermeture autoritaire de mon supposé fonds de commerce, bien au contraire.

D'assez importantes pénalités pécuniaires ont été mises à ma charge. J'en ai compris le bien fondé. Pensez: L'INPI et l'organe représentatif des CPI m'ont fait un procès unique, conjointement et solidairement, au motif que mon action, telle qu'ils ont voulu la présenter, leur aurait causé préjudice, les aurait obligés à un surcroît d'activité, de nature à restaurer leur image, un instant ternie, dirent-ils, par mes exploits.

Tout ceci, effectivement, a dû leur causer des frais, et comme, en finale, c'est moi qui suis destiné à devenir le grand bénéficiaire de l'aventure, il paraît équitable qu'on me passe la note. L'INPI n'étant pas fondé à m'adresser une note d'honoraires, puisqu'il n'est pas, statutairement, prestataire de services, et la CNCPI non plus, seule la notion de réparation d'un préjudice, réel ou virtuel, pouvait permettre au tribunal d'exiger de moi que je paye ma quote part du deal.

Car, à y regarder de près, c'est un véritable fonds de commerce qui m'a été offert sur un plateau.

Avant le procès, je n'étais, aux yeux de mes lecteurs, qu'un journaliste spécialisé, mais qui, faute d'être professionnel du Droit, manquait quelque peu de références extérieures sur le sujet, je l'ai déjà dit. Maintenant, il en va tout différemment, puisque le tribunal m'a institué explicitement prescripteur du Dépôt probatoire, en m'ordonnant le respect de quelques formes, dans l'usage futur de ce qu'il a dénommé lui-même "Déclaration Probatoire d'invocation du droit d'auteur".

Avant le procès, j'intitulais mes supports "Acte déclaratif de…". Désormais, la magistrature m'interdit toute publicité sur ce vocable, et m'en suggère un autre, qui n'est pas mal, somme toute, mais que je ne puis adopter car il n'est pas de ma création.

Je n'ai pas très bien compris le détail de cette articulation: On me "sucre" deux vocables de ma composition, comme s'il s'était agi de vulgaires marques déposées, on m'en interdit la promotion, mais pas l'usage, et on m'autorise formellement (pour ne pas dire on m'exhorte) à continuer à prescrire des dépôts probatoires selon mes méthodologies, sous d'autres appellations…

A défaut de renseignement formel, je puis penser que, ce faisant, l'INPI a mené une simple opération de politique intérieure, après en avoir eu marre de s'entendre questionner trop souvent à propos de mes œuvres nommées. On imagine mal en effet, un site ou un forum, émanant de l'institution ou une rubrique "FAQ" expliquant aux inventeurs que les Actes déclaratifs, et autre "Logistique" ne sont autres que l'émanation d'un certain Feret, grand connaisseur des droits d'auteur, journaliste de son état, mais n'ayant rien à voir avec l'INPI, lequel INPI n'étant, lui-même, pas qualifié pour traiter de la question…

Là, oui, il y aurait eu de quoi embrouiller le public, ce qui n'est le but recherché par personne. C'est plus simple et plus percutant de dire "On l'a fait condamner", même s'agissant d'une condamnation quelque peu d'opérette. Tout le monde comprend la formule. A ce propos, d'ailleurs, j'ai vu sur Internet un commentaire évoquant "la salutaire condamnation du droit d'auteur industriel…".

J'ai trouvé cette expression succulente: Donc, ce n'est pas moi qui ai été condamné, puisque je m'appelle Feret et non Droit d'auteur industriel.

Plus sérieusement, je dois préciser que celui qui se permet de dire que l'on a fait condamner une disposition législative devrait réactualiser la maîtrise de sa langue véhiculaire, ou se recycler quelque peu en Fac de droit, ou encore se faire évaluer sur l'échelle de Binet, une personnalité qui était à la fois, si mes sources sont fiables, juriste et psychiatre.

Mais, nonobstant ma verve littéraire de toujours, je ne vais pas sombrer dans le folklore, mais récapituler l'affaire en condensant les idées.

Donc, à l'origine, mon prosélytisme journalistique a interpellé l'INPI et les siens, les a même très certainement agacés. Cela je puis le comprendre. Le premier réflexe des institutionnels a sûrement été de vouloir m'écarter d'un revers de main, moi qui, citoyen lambda, n'ai pas qualité ni vocation pour jouer dans la cour des grands. Chemin faisant, "on" s'est aperçu que ce citoyen, doté d'un demi siècle de recul, en termes de pratique de la communication, ne disait pas que des bêtises, tant s'en faut, et risquait de semer un certain trouble dans une population bien sagement habituée à la monoculture de la propriété industrielle, sous la houlette de la docte institution et de ses servants.

Il s'est donc agi de désigner au peuple qui, du curé ou des fidèles est censé connaître le dogme divin, si je puis dire, et l'on m'a intenté un procès dont il est difficile d'évaluer s'il s'est agi d'un procès en concurrence déloyale, ou d'un procès en sorcellerie, ou d'un procès procédurier tout court, articulé sur des notions vagues et peu cohérentes entre elles. L'important était de me faire condamner à quelque chose, peu importe à quoi, pour montrer que l'on avait eu le dernier mot.

Sur ce plan, l'algorithme a fonctionné: Le sans grade a reçu un coup sur le bec, comme on dit au Canard enchaîné, et la grande maison peut, avec hauteur, montrer de quel côté est "le manche". C'est bel et bon, çà calme le jeu sur un certain plan, et ceux à qui j'ai tapé sur les nerfs sont contents. Le vilain gosse a reçu une correction méritée. On veut croire qu'il va se tenir tranquille.

Toutefois, l'aventure m'ayant apporté la reconnaissance, par voie judiciaire, comme quoi l'invocation du droit d'auteur est parfaitement licite, et à la portée de tous, et comme quoi je puis prescrire l'usage de "déclarations probatoires d'invocation du droit d'auteur", les condamnations prononcées contre moi n'ont pas eu pour effet de m'éliminer de la scène, bien au contraire.

Je ne pense pas qu'à l'INPI, on soit assez naïf pour s'être lancé un boomerang de nature à décrédibiliser, au moins partiellement, l'institution.

De mon côté, l'offensive décrédibilisante que j'aurais pu croire préjudiciable à mon image publique a renforcé mon aura. Je suis désormais "l'homme seul à qui l'État a fait un procès", ce qui n'est pas rien comme image de marque, et me confère une importance accrue aux yeux de diverses âmes simples. Ne souffrant d'aucune carence d'ego, je ne vois pas mes chevilles gonfler pour autant, mais je sens bien que mon public me regarde avec un surcroît d'intérêt, si ce n'est de respect.

De citoyen lambda, d'obscur, de sans grade, j'ai été propulsé à la dignité de personnage important, à qui l'État a jugé bon de s'adresser, quasi d'égal à égal, en tous cas sur le plan judiciaire.

J'en conclus qu'au bout du compte, bien qu'elle ne puisse pas le reconnaître officiellement, mon action a la bénédiction de l'institution, dans toute la mesure où je la mène dans le respect à la lettre des textes de loi, et où je précise bien que droit d'auteur et protection de définitions techniques n'ont rien à voir.

A vous, INPI, la mission d'info sur la propriété industrielle, telle que la loi vous l'a confiée, et à moi, le journaliste, la mission d'information sur les droits d'auteur. Chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

Je tiens à être précis et complet, aussi je ne saurais vous occulter les tenants et aboutissants de l'affaire des condamnations pécuniaires.

J'en ai pour plus de quarante mille euros. Tous mes lecteurs ne connaissent pas ma situation de retraité (vu mon âge relativement avancé), et ne peuvent deviner que je n'ai pas, en l'état actuel de mes affaires, de quoi régler un tel montant, tant s'en faut.

Mais, conformément à l'analyse des causes que j'évoque plus haut, et en ma qualité d'honnête homme, je suis d'accord pour payer ce que je dois. Toutefois, je ne pourrai m'exécuter que lorsque je disposerai des moyens indispensables, et à ce niveau, je ne saurais m'avancer à fixer une datation. L'INPI devra me faire crédit.

Le "prix de la chose" n'a rien d'exorbitant, et le premier coiffeur de province vous dira que les frais d'établissement de la moindre boutique, de nos jours, ne se limitent pas à un tel montant. A y regarder de très près, ma qualité nouvelle de prescripteur "agréé" vaudrait, si j'étais en âge de monter un cabinet de Conseil, bien plus qu'un diplôme, puisqu'elle me place hors de toute concurrence, et doté par avance de la sanction du pouvoir judiciaire. Une sinécure, en quelque sorte.

Bien sûr, je resterai dans la peau du journaliste que j'ai toujours été, et ne monterai pas le fameux "service de M. Feret" que mes amis ont fait vivre un moment dans leur imagination et celle des juges. Dans tous les cas je suis trop vieux. C'est clair.

Mais mon message de fond est passé, reconnu par tous, et devenu quelque peu sacré "parole d'Évangile" par la grâce du procès.

Rien ne sera perdu du royal cadeau que j'ai reçu: Je suis déjà en pourparlers avec des professionnels du droit qui, ayant apprécié le sens du jugement, sont prêts à prendre ma relève. Il y a là dedans des Consultants, licenciés ou Masters en droit, il y a des avocats, et depuis peu, des notaires. Je tiendrai le public concerné au courant, et lui indiquerai en temps utile le nom de mes successeurs, qui sont diplômés, eux, et pourront, pour faire bon poids, s'appuyer sur la "jurisprudence Feret".

Je cèderai la licence de mes créations à des gens sérieux, qui se feront un plaisir de me remettre de quoi payer mes dettes, je n'en doute pas. C'est une question de temps, et chacun sait qu'au civil, le créancier a trente ans pour se faire payer. Rien ne presse donc sur ce plan.

Le sujet me passionne suffisamment, et je compte écrire, dans quelque temps, un nouveau livre, où les jeunes générations d'inventeurs pourront puiser une saine connaissance qu'il n'est pas aisé d'acquérir par des approches erratiques.

L'INPI n'étant pas mandaté pour occuper la totalité du terrain, sur le plan de la protection juridique de l'innovation, c'est peut-être dommage, mais c'est ainsi, a bien agi en concourant à placer sur orbite une "force nouvelle" qui lui sera bénéfique à terme, je n'en doute pas.

Didier FERET Journaliste, prescripteur du Dépôt Probatoire




inventeurs si vous saviez

L'affaire Feret contre l'INPI (TGI Paris 04/03/2011)

Je suis inventeur depuis 1976. J'ai déposé des brevets, en France et à l'étranger. Je sais ce que cela m'a coûté. J'ai parfois cédé des licences et récupéré un peu d'argent, mais les bénéfices nets, au bout du compte, brevets et impôts payés, n'ont jamais été extraordinaires.

Dans les années 80, j'ai rencontré, à l'occasion de mes pérégrinations professionnelles dans plusieurs pays, divers industriels, qui m'ont instruit de la notion de transfert de savoir faire. C'est ainsi que j'ai appris que bien des innovations se développement sous contrat de licence, dans le monde, sans qu'aucun brevet n'ait été déposé. Cela m'a donné à réfléchir, et j'ai voulu connaître les contours de ce que l'on appelle couramment la protection juridique de l'innovation.

J'ai étudié les textes des lois qui sont censées protéger les droits des créateurs, et, tout naturellement, j'ai été amené à constater que les droits d'auteur peuvent accorder leur protection à des concepteurs de créations de caractère industriel.

J'ai effectué nombre de vérifications, et, en 1979, j'ai cédé ma première licence non basée sur un brevet. Un industriel espagnol a monté une petite usine à Madrid, en 1982, pour exploiter mes créations. Il s'agissait de modules éclairants à base de fibre optiques. Au lieu de revendiquer par brevet la solution technique que j'avais conçue pour éclairer mes panneaux de signalisation, j'ai fait ressortir leur originalité intrinsèque: Un mode d'éclairage pointilliste jusque là inusité. Nul ne m'a contesté ma qualité d'auteur, ma paternité sur la globalité du procédé et de ses aspects industriels.

Fort de cette expérience, je l'ai extrapolée à des systèmes de contrôle d'accès électroniques, et, par la suite, à bien d'autres innovations, qui ont plus ou moins bien marché, mais je n'ai plus jamais déposé de brevet, et j'en ai tiré la conclusion que, pour un inventeur individuel, doté de peu de moyens économiques, le brevet n'était pas l'unique solution.

Pour ces raisons, quand j'entends dire "seul le brevet assure une protection légale", je sais que ce n'est que mensonge.

Poursuivant ma trajectoire, c'est en 1989 que j'ai fondé le premier groupement d'inventeurs et d'industriels désireux de valoriser les innovations en s'appuyant sur la Propriété Intellectuelle, en dehors de toute notion de brevet. Ce groupement existe toujours. Il a des ramifications à Madrid, bien sûr, au Benelux, en Israël, à Hong Kong, à Singapour, à Bucarest, notamment.

Depuis, j'ai écrit force ouvrages sur le sujet, expliquant aux innovateurs la vertu des contrats de transfert de leur savoir faire en direction du monde industriel, capables de leur assurer de bons fonctionnements, sans la moindre relation avec l'univers du brevet.

J'expose, preuves à l'appui, que le pivot d'une innovation se constitue rarement, en fait, de la simple définition de solutions techniques, mais que la création recèle bien des points qualifiables d'originaux, qu'il faut savoir définir et mettre en exergue pour invoquer des droits de propriété intellectuelle: Des droits d'auteur.

Ce cursus a fonctionné sans encombre dans la dernière décennie du XXème et au début des années 2000, époque où, ayant conclu l'essentiel de mes périples internationaux, je me suis rapproché de la France, voyant arriver l'âge de la retraite.

Le nouveau millénaire ayant vu la montée en puissance de l'Internet, je me suis organisé pour acquérir les connaissances suffisantes nécessaires à ce que, en spécialiste de l'information, que je suis depuis 1962, ce formidable vecteur de développement serve, entre autres, instrumenté par mes soins, à ma cause et celle de mes pairs: Les innovateurs.

Car, effectivement, je suis journaliste de très longue date (1962), mais également inventeur, depuis 1976, ces deux domaines n'ayant rien d'incompatible, l'un pouvant même servir à appuyer l'autre.

J'ai opté pour le partage des connaissances, un mode de pensée qui ne m'a jamais été étranger, et j'ai commencé à publier force renseignements en direction des inventeurs, les incitant à prendre conscience des possibilités réelles de protection de leurs intérêts que les lois en vigueur leur offrent.

J'ai ainsi mené une œuvre de vulgarisation, où je distille à la fois des savoirs et de la pédagogie, connaissant le public concerné, qui en a grand besoin. J'ai largement révélé l'existence de solutions de développement des innovations qui n'en passent pas par une obligation de breveter quoi que ce soit. J'ai publié les textes législatifs sur lesquels je me fonde. J'ai publié force jurisprudences qui démontrent que ces textes sont appliqués.

Et, finalement, ayant constaté que le créateur individuel recherche essentiellement dans le brevet la notification concrète, écrite, présentable de la réalité de ses travaux, bien avant qu'il ne s'agisse de protection juridique stricto sensu, j'ai voulu lui offrir de quoi se rassurer sur ce plan.

Je suis donc devenu l'adepte du Dépôt Probatoire, son porte parole volontaire.

Mes motivations sont simples: Connaissant bien les inventeurs individuels, pour en faire partie depuis des décennies, j'ai nettement pris conscience du fait qu'ils se ruent sur le brevet sans bien savoir à quoi ce titre, certes officiel, correspond, et en le confondant souvent avec une certaine notion de reconnaissance officielle, de certification, d'agrément, d'homologation, voire de normalisation.

Ils ont l'impression que, sans brevet, leur travail créatif n'existerait pas face aux tiers, faute de pouvoir présenter "ses papiers", comme sur la route, où il faut produire "les pièces du véhicule" à la police.

La notoriété du brevet est en outre telle que quasi personne ne fait l'effort de se demander si l'on ne pourrait pas s'appuyer sur un autre moyen, un autre "papier" pour représenter la chose créée de toutes parts.

C'est cette possibilité, tout à fait légitime, de décrire une invention au sein d'un document d'ordre juridique, qui existe et que je fais valoir aux yeux du public.

Je dis aux intéressés: "Puisque vous tenez absolument à détenir un papier qui représente votre création de façon crédible aux yeux des tiers, sachez qu'il existe la possibilité de l'élaborer vous-mêmes, ce papier, et de lui donner une authentique valeur de représentativité de l'existence de vos travaux originaux".

Je précise (preuves à l'appui): "Il existe une démarche nommée "Dépôt Probatoire", par laquelle vous pouvez disposer de ce fameux "papier", auquel vous tenez tant, et cette démarche est même vivement conseillée par les autorités publiques". (Le Ministère de l'Industrie).

Bien entendu, tout ce que j'expose ici est rigoureusement exact, et plus d'un l'a vérifié.

Divers inventeurs, que j'ai bien voulu éclairer de mes modestes savoirs, ont effectué des Dépôts Probatoires, et certains d'entre eux l'ont même fait à l'aide de documents conçus par mes soins, destinés à leur éviter erreurs ou omissions: Ainsi, ils sont rassurés, ils ont un "papier" à exhiber. La description de leur œuvre existe noir sur blanc.

Mais si cela calme certaines angoisses chez les individus de qui je parle, qui ne se sentent plus "sans rien", cela engendre aussi assez souvent un effet pervers, lié à l'ignorance des gens, à propos tout à la fois de l'exacte valeur de ce que représente un brevet, et de l'exacte portée d'un Dépôt Probatoire.

Muni d'un Dépôt Probatoire, l'individuel, néophyte en matière de protection juridique, et qui se réfugiait auparavant dans le giron du brevet sans en connaître les tenants et les aboutissants, aura parfois l'impression qu'il détient une autre sorte de brevet, qu'il s'agit quasiment de la même chose, à la différence près (non négligeable) que c'est nettement moins cher, et que cela lui vient d'un "organisme" différent de celui, officiel, qui délivre les brevets.

Cet effet de l'obscurantisme populaire m'a porté préjudice, en ceci que certains, candides, sont allés affirmer publiquement qu'il se passeraient désormais de brevet, protégés qu'ils se voyaient, par un certain M.Feret et, si ce n'est lui, par une organisation qu'il dirigerait.

Cette présentation des choses, totalement erronée, parvenant aux oreilles des puissances institutionnelles qui instrumentent le brevet, m'a fait passer pour un gourou, un charlatan, presque un escroc. On peut se mettre à leur place un moment. Les comprendre, au moins en partie.

J'ai beau avoir toujours adopté une attitude professorale, en expliquant sans relâche que le brevet est un titre fondé sur des revendications d'ordre technique, qu'il est délivré par l'État, qu'il s'agit d'un titre officiel, alors que le Dépôt Probatoire est une déclaration volontaire, qui n'offre que des preuves d'existence d'un travail innovant, en vue d'invoquer le droit de propriété que la loi attribue aux concepteurs d'œuvres originales, le distinguo a grand peine à s'installer dans le conscient des intéressés.

Je dispose, vous vous en doutez, d'un bêtisier personnel sur la question, que je n'ai pas l'intention de faire valoir, car ses acteurs agissent sans aucune malice, aussi ne vous illustrerai-je la situation qu'avec quelques détails semi anodins.

Par exemple, je reçois parfois des messages plus ou moins libellés ainsi:

"M. Feret, j'ai lu votre livre", ou encore, "j'ai vu votre site", ou "on m'a parlé de vous", et "je voudrais que vous m'aidiez à transformer mon brevet en copyright…"

L'esprit de ce genre de demande m'apparaît clairement: Ceux-là ont vu Merlin l'enchanteur, ils veulent y croire, tout comme si, se sentant plus ou moins déçus au sortir de chez leur médecin, ils tentaient de s'adresser à un vague rebouteux, "au cas où", parce qu'ils en ont entendu parler.

Ces braves gens m'ont fait bien des dégâts, c'est même en partie à eux que je dois la réaction violente des institutionnels, qui m'ont fait un procès, un procès en sorcellerie, certes, fondé sur des prémisses totalement fausses, mais procès quand-même.

Mais non, mes enfants, je ne suis pas le prédicateur d'un Dieu de pacotille, et les Dépôts Probatoires dont je vous parle ne sont pas ressortissants de la "planète brevet", n'ont rien à y voir.

Je vous parle d'une "autre manière de procéder", qui est légale, qui a sa valeur, mais que vous devriez vous abstenir de comparer avec les façons d'agir les plus répandues, que vous croyez connaître, que vous prenez en référence, mais dont, en fait, vous ne savez rien du tout.

Je me mets à la place des professionnels du brevet, à l'audition de vos âneries, lesquels n'ont su avoir d'autre réflexe que de me promettre au bûcher.

Je ne cesserai de vous le répéter: Le brevet vous promet une défense de vos droits, sans aucune garantie, et le contenu dudit brevet ne pourra être jugé valable ou non valable que par un tribunal. C'est là toute l'étendue de la valeur de ce titre officiel. L'INPI n'a pas le pouvoir de dire si un brevet est "bon", ou "pas bon", puisque son contenu vient de vous et pas de lui. Il a seulement le devoir de vous le délivrer contre paiement, s'il estime trouver de la nouveauté dans vos revendications.

L'INPI est un bureau d'enregistrement spécialisé. Il n'est pas là pour vous défendre, pas là pour vous aider, pas là pour vous juger. Et, bien sûr, on me l'a assez fait remarquer: Le brevet est censé protéger des solutions techniques, et rien d'autre.

De mon côté, dans l'affaire des Dépôts Probatoires, je vous pousse à rassembler ce qu'il faut de preuve pour démontrer aux tiers, et en finale, à un tribunal, que vos créations sont effectivement originales, et que vous les avez fait exister concrètement. Si vous faites la preuve de cela, vous êtes alors effectivement titulaires de droits d'auteur, et pouvez demander à un tribunal de les faire respecter.

De mon côté, je suis spécialiste de l'information (journaliste professionnel), je fais un travail de vulgarisation, c'est à dire que j'explique un sujet en détail à un public que ne le connaît pas ou très mal, et j'ai poussé le bouchon jusqu'à pondre des supports (guides et formulaires) de nature à vous éviter des erreurs grossières.

Imaginez ce qui se passerait si l'un d'entre vous exhibait à un magistrat un Dépôt Probatoire où l'on pourrait lire "Ceci est le copyright de mon brevet"…

Oh, riez si vous voulez: J'en ai connu à qui une telle absurdité ne ferait pas peur !

Mais je reviens au sujet central.

Les Droits d'Auteur sont conférés, de par la simple puissance de la loi, sans qu'aucun organisme n'ait eu à intervenir, à quiconque présente une preuve comme quoi il a conçu et réalisé une création originale.

Je suis celui qui vous parle de la manière d'organiser cette preuve, rien de plus.

Pour cela, je n'ai fondé aucun organisme, je ne fournis aucune prestation, je ne facture aucun honoraire. Je vous dispense, bénévolement, une certaine forme d'enseignement, et je vous accompagne (une certaine forme de coaching, selon la formule à la mode), jusqu'à ce que vous ayez fait enregistrer votre déclaration.

Ce qui est fait est fait. Pour ce qui me concerne, je persiste à être celui qui incite l'innovateur à la pratique du Dépôt Probatoire. J'ai l'autorisation de tribunal, qui exige seulement de moi de vous prévenir, par écrit, sur tout document dont l'objet est de constituer un Dépôt Probatoire, que les droits d'auteur ne protègent pas les définitions que l'on trouve sur un brevet, et que l'on nomme revendications. Comme ceci fait déjà partie de mes enseignements envers vous, on dira que, sur ce point précis, le tribunal a enfoncé une porte ouverte.

Et vous m'obligeriez en prenant conscience du fait que l'organisme qui valide les documents que je vous aide à élaborer ne s'appelle par "M. Feret", encore moins "le service de M.Feret", comme l'INPI l'a inventé, mais bel et bien le Service de l'Enregistrement, qui est bien officiel celui-là et fait partie du Ministère des Finances.

Et, envers ceux qui me demandent l'usage de mes méthodes et documents, je m'assure que cette formalité d'enregistrement a bien été effectuée, car c'est elle seule qui compte, dans tout cela. Je fais parfois le facteur, le coursier, pour votre compte, à ce niveau.

Mais je n'ai jamais été archiviste, ni "enregistreur public". Je ne me suis jamais fait passer pour notaire: Je ne tiens pas de "minutes".

Donc, les jeux sont faits. L'INPI, pontifiant et autoritaire, s'est inventé des griefs contre moi, suivi en cela par ses administrés les CPI, et j'ai écopé d'un jugement en première instance qui me réclame plusieurs dizaines de milliers d'euros pour avoir, paraît-il, préjudicié l'institution et la profession.

Je ferai mon affaire de ce racket. Cela ne vous concerne pas. Je suis majeur et vacciné depuis longtemps, et par ailleurs, l'aventure ne préjudiciera pas à mes héritiers: Je n'en ai pas.

Pour le reste, on m'a interdit toute publicité et démarchage sur les noms de l'une de mes méthodes et l'une de mes formulations. Je ne dois plus me présenter comme expert.

C'est tout.

Ce qui est positif, c'est que j'ai désormais "ma" jurisprudence. Elle prouve que le Dépôt Probatoire est une formalité parfaitement légitime reconnue par le tribunal. Je n'en espérais pas tant, et la publicité que mes adversaires font à ce jugement remplace bien au delà de mes espérances celle que j'aurais pu faire par moi-même.

Pour conclure, notez bien que si l'INPI a fait un tel chambard contre moi, c'est que mes travaux l'ont vraiment dérangé. Et comme mes travaux, au bout du compte, se définissent ainsi: "Sachez utiliser une bonne loi, que l'on vous occulte, et je vous y aiderai", c'est que la connaissance de la "bonne loi" en question amène les gens à voir l'INPI dans ses véritables dimensions: Un bureau d'enregistrement spécialisé, et non pas le "Défenseur des inventeurs" comme il voudrait vous le faire croire.

Là, j'ai sans doute commis un crime de lèse majesté, en vous prouvant que le brevet, quoi qu'on en dise n'est pas le seul moyen susceptible de protéger vos intérêts.

Puisse ce "crime" être profitable à vos intérêts.