Les progès de la culture française











De mon temps, il convenait de mettre un "s" au mot "candidat" s'agissant du pluriel.

Sans doute, mes connaissances de notre langue maternelle sont à revoir.

Je ne doute pas que les professeurs contemporains, aptes à former les étrangers à l'usage du Français auront la mansuétude de dispenser leur savoir à de simples autochtones tels que moi.

Le mot "supportaire" remplace sans doute avantageusement le mot anglais "supporter", mais je ne l'ai pas trouvé dans le Littré. Je vais devoir me recycler.






DIVERTISSEMENT:


La définition du mot "divertissement", que m'enseigna mon instituteur à l'époque où j'ai obtenu mon Certificat d'études primaires ne me laisse pas à penser que l'envoi de lettres de menaces à des personnalités politiques exerçant des fonctions officielles puisse être ainsi qualifié.

Sans doute, à nouveau, suis-je mal informé.


Mon Français est à revoir !










Le fichier des "honnêtes gens"

La dernière trouvaille de Big Brother porte un joli nom:

Le "fichier des honnêtes gens".

J'avoue que je n'y aurais pas forcément pensé, même en écrivant mes romans les plus noirs...


Donc, il nous faudrait croire que la flicaille, non contente de ficher les malfrats, "pour notre sécurité", vas nous ficher également, dans le même but...

De mon temps (juste après la seconde guerre mondiale), celui qui aurait sorti une pareille fable se serait entendu rétorquer: "Raconte çà à un cheval de bois, et il te refilera une ruade"...

Bientôt, de "gentils poulets", fourrant un pauvre diable au cachot pour la nuit, lors des gardes à vue dont ils sont si friands, lui déclareront: "On te met sous les verrous, comme çà, tu seras sûr de ne pas être agressé..."

Je raconte depuis bientôt 70 ans que notre prétendue civilisation file un mauvais coton... Je vous aurai prévenus.

Lisez ici un excellent article sur le thème:

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2012/02/01/claude-gueant-va-ficher-les-honnetes-gens/#xtor=RSS-3208







Certains cessent de voler...

Puisque l'actualité nous enseigne que certains établissements sont capables de cesser de voler, je me permets un vœu pieux:

Et les banques ?

les français savent être des c... (pardon: des pigeons !)

Je n'ai pas écrit qu'un grand nombre de mes compatriotes puisse être C... mais je confesse l'avoir pensé. Comme la "police de la pensée" n'a pas encore été instituée (ce qui ne saurait tarder), je ne risque encore rien.

Voyez un peu: L'ineffable "opérateur Free" lance une offre fracassante, histoire de récupérer des millions d'euros sur le dos de la concurrence, et, dans la foulée, le bon peuple se rue dessus, bille en tête, comme à l'abattoir.

Résultat des courses: çà foire ! Ben voyons...

Des centaines de milliers de déçus, d'enquiquinés, qui sont allés se fourrer sans réfléchir une seconde dans une galère pas possible.

Méchamment, je déclare: "C'est bien fait pour leur pomme".

Les politiques doivent bien se marrer, car ils sont là en présence d'une belle démo de manipulation du peuple. A moins qu'ils ne rigolent jaune, par comparaison, car leur dernier coup foireux: La grippe, n'a pas connu un tel succès dans l'absurde.

Faudra prendre des cours de marketin
g et de communication, les gars !

Bravo, les Français: Je vous décerne la palme de la bêtise hissée au rang d'institution. Persévérez: Il y a encore des coups de pied au c.. à venir, et vous avez l'air d'aimer.

Il y en a qui me traitaient d'extrém
iste lorsque que je surnommais, par dérision, mon pays natal "trisomic city"... Ils déchanteront: On y vient.

Quoi qu'il en soit, avec la "crise de la dette" et autres fariboles, on n'est pas à une escroquerie près.

Cela me rappelle la facture d'avoir que m'a adressé Orange, lors de ma résiliation définitive, et qui disait: "Sera déduit de votre prochaine facture". Vous pensez bien que pour dix euros, je n'ai même pas passé une lettre recommandée. Je me suis laisser voler dix euros. La loi appelle cela "vol qualifié"...

Multipliez moi dix euros par des centaines de milliers...

La caverne d'Ali Baba ne recèle que quarante voleurs. De nos jours, on fait mieux.








Les pompiers soviétisés.

Je garde un souvenir ému des époques déjà lointaines où il était rassurant de voir, dans les rues de Paris, passer les véhicules des pompiers, tout particulièrement les ambulances, tout de rouge vêtues, et arborant fièrement l'énoncé de leur mission: Porter les premiers secours aux personnes en difficulté.

J'ai pu constater, ces dernières années, que cette mention "Premier secours" est en voie de disparition. Les pompiers ne nous portent plus secours.

Que font-ils, alors ?

Jugez en à la lecture de la nouvelle définition qui a été donnée à leur mission: Ils en sont venus à "assister les victimes"...

Il nous faut nous résoudre à comprendre que les qualités de "blessé", "accidenté", "asphyxié" ou encore "électrocuté", et j'en passe, ont cédé le pas à la qualité généraliste de "victime", ce qui laisse à penser que les aléas que tout un chacun peut connaître, sur la voie publique, proviendron
t d'une volonté de nuire certaine.

Nous sommes donc prévenus d'être exposés à subir des dommages à raison des mauvais traitements, des injustices d'autrui, à priori.

L'accident fortuit: Glisser sur le trottoir, tomber de sa propre hauteur sans aucune tierce intervention, ou avoir un malaise soudain, n'est plus au programme.

Nous ne pouvons plus être simples "accidentés", ni souffrir des effets d'une pathologie soudaine. Le statut de "victime" nous est dévolu, qu'on le veuille, ou non.

En outre, il ne s'agit plus seulement de secours, mais d'assistance. Le "secours" se constitue de soins prodigués ou d'aide matérielle fournie sur un lieu d'accident, selon le dictionnaire, alors que l'assistance est un acte par lequel une personne, ou un groupe de personnes, se substituent à quelqu'un, pour décider à sa place d'un traitement qui lui sera appliqué.

Nous sommes donc passés du statut d'accidenté potentiel à celui de victime assistée, et cela change tout.

Nul doute qu'à terme, l'individu ramassé sur la voie publique par un véhicule de pompiers sera classé, judiciairement, dans la catégorie des "majeurs incap
ables", et placé ipso facto sous la tutelle d'un magistrat.

Dans le droit-fil de cette évolution, peut-être que des pouvoirs de police seront un jour attribués aux ambulanciers, auprès de qui les "victimes" pourront immédiatement porter plainte. Cela aura le mérite de désengorger les commissariats.

De plus, le concept même de "victime" induit la notion de coupable. Et nous entrons là dans les menées du soviétisme rémanent, qui croît et embellit d'heure en heure.

Le totalitarisme contemporain manifestant une soif insatiable de coupables à châtier, c'est l'évidence, rien de plus simple que de transformer chacun en victime à priori, pour justifier diverses chasses aux sorcières.

Mes opinions vous paraissent quelque peu parano ? Pourquoi pas, après tout.

Alors dites moi pourquoi l'intitulé qui figure sur l'honnête ambulance que l'on voit sur la photo, en tête de l'article, a été remplacé par celui-ci:
















L'inflation de l'imbécillité

La démagogie populiste pousse les folliculaires à "caresser le peuple dans le sens du poil", en montant en épingle le moindre fait divers, dénué en soi de tout intérêt public, même s'il s'agit d'un drame, sur le plan individuel.

La tendance consiste à nous abreuver d'une poussière de soi-disant "informations",
qui ne
sont utiles à personne, comme par exemple la relation d'enlèvement d'enfants, les agressions sexuelles, et autres actes dits "terroristes", sous réserve d'analyse... Et la cerise sur le gâteau, dans ce contexte délirant, consiste à "agrémenter" ces pseudo nouvelles d'illustrations visuelles.

La force de l'image !


Vous apprécierez le sens profond, et l'intérêt fondamental que l'on peut discerner à raison des photos ci-dessus, qui présentent la signalétique d'un véhicule de police ou de gendarmerie, en accompagnement d'une "brève" parlant de la disparition d'un enfant, ou du décès d'un sdf.

Que voici une image qui nous informe !


A mon école de journalisme, dans ma jeunesse (oui, je sais: Il y a un demi siècle), j'eusse proposé ce genre de travail, le rédacteur en chef n'aurait pas manqué de me demander quel rapport exact je voyais entre un banal véhicule policier et un "événement" d'une facture individuelle.

Il leur faut du "nouveau", et "de l'image" ! Quittes à donner dans le "n'importe quoi"

Triste époque.

Vous avez dit "dégénérescence" ? Non ? Moi, oui: Je l'affirme.

On manque dangereusement d'imagination dans les rédactions, et on a une base de données photographiques plutôt réduite...










pas de jaloux: Big Brother frappe tous azimuts

Mon éminent confrère Poivre d'Arvor, dit "PPDA" vient à son tour de goûter aux joies des tracasseries judiciaires, au motif qu'il se serait permis de dénigrer une chaîne de TV.

Il récolte une peine pécuniaire de 400 000 €

Quand on sait que cette personne est journaliste professionnel depuis des décennies, et que par ailleurs le droit de s'exprimer, dans tous les cas, est théoriquement garanti par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, on peut rester perplexe.

Quelque part, par l'absurde, c'est rassurant pour moi, l'obscur, le sans grade, qui n'ai, pour des motifs comparables (disent-ils), écopé que du dixième de la somme.

Mais quand même. A quoi rime au juste la devise de la République, "Liberté égalité...." quant à la fraternité, voire la confraternité, il faut tenter de comprendre où et comment elle s'applique.

De nos jours, donc, en France, les journalistes sont priés de la boucler, et à coups de trique, s'il vous plaît.

Jadis, en d'autres lieux, certes, ce genre d'aléa émanait d'une engeance qui se faisait appeler "Soviet suprême".

Sans paranoïa, j'y vois une analogie.

Source: http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/11/09/ppda-condamne-a-verser-400-000-euros-a-tf1_1601404_3236.html#xtor=RSS-3208


Didier FERET Journaliste indépendantLien